En septembre 2026, Google n’a déployé qu’une seule mise à jour officielle de son classement : la spam update lancée le 24 septembre à 18 h 15 (heure de Paris) et terminée le 8 octobre. Aucune core update. Mais quatre autres changements, dont deux réservés à l’Europe, ont rendu le mois illisible pour les sites français.
Votre trafic a bougé entre le 4 et le 30 septembre. Vous cherchez la core update responsable.
Elle n’existe pas.
Depuis début octobre, je vois circuler des récapitulatifs qui annoncent une « core update du 12 au 26 septembre ». Ces dates sont celles de la core update… de septembre 2022. Le tableau de bord officiel de Google est formel : la dernière core update de 2026 a eu lieu du 21 mai au 2 juin. Ce qui ne veut pas dire que septembre a été calme, loin de là. Il a simplement été agité par autre chose.
J’ai repris chaque événement à la source (documentation Google, Search Status Dashboard, annonces officielles), en heure de Paris, avec ce qui concerne spécifiquement la France. Vous trouverez à la fin une méthode de diagnostic pour attribuer correctement une variation de trafic, sans toucher à des pages qui fonctionnaient.
Données arrêtées au 14 octobre 2026.
Au sommaire
- La chronologie complète, en heure de Paris
- Non, il n’y a pas eu de core update en septembre
- La spam update de septembre 2026
- Réputation de site : la France sort du périmètre des actions manuelles
- La nouvelle page de résultats européenne du 8 septembre
- Search Console : la recherche Web coupée en deux
- Ce que septembre change pour le GEO
- Votre trafic a bougé : la méthode de diagnostic
- Ce qui pourrait arriver cet automne
- Questions fréquentes
La chronologie complète, en heure de Paris
Pour comprendre septembre, il faut commencer le 18 août. Deux décisions prises fin août ont produit leurs effets pendant tout le mois suivant.
| Date (heure de Paris) | Événement | Statut | Portée |
|---|---|---|---|
| 18 → 21 août | Spam update d’août 2026 | Confirmé par Google | Monde, toutes langues |
| 28 août | Annonce de la nouvelle application de la politique de réputation de site | Confirmé par Google | EEE, donc France |
| 30 août | Les actions manuelles pour abus de réputation de site cessent de s’appliquer aux internautes européens | Confirmé par Google | EEE, donc France |
| 4 → 13 septembre | Fluctuations de classement | Non confirmé | Observé par les outils de suivi |
| 8 septembre | Nouvelle page de résultats pour les hôtels, les vols, les trains et bus longue distance, les produits | Confirmé par Google | EEE, donc France |
| 15 septembre | Pic de fluctuations | Non confirmé | Observé par les outils de suivi |
| 22 → 23 septembre | Nouvelles fluctuations, juste avant l’annonce | Non confirmé | Observé par les outils de suivi |
| 24 septembre, 18 h 15 | Lancement de la spam update de septembre 2026 | Confirmé par Google | Monde, toutes langues |
| 24 septembre | Search Console sépare la recherche Web en « texte » et « multimodal » | Confirmé par Google | Monde |
| 25 → 27 septembre | Forte volatilité, pic le samedi 26 | Observé par des tiers | Monde |
| 8 octobre, 10 h 00 | Fin du déploiement de la spam update | Confirmé par Google | Monde |
Lecture rapide de ce tableau : une seule ligne correspond à une mise à jour de l’algorithme de classement en septembre. Les autres relèvent de la réglementation européenne, de l’affichage des résultats ou de la mesure. Elles peuvent pourtant faire bouger vos courbes autant qu’une mise à jour.
Non, il n’y a pas eu de core update en septembre
Une core update (mise à jour principale) réévalue la qualité et la pertinence de l’ensemble des contenus. Une spam update améliore les systèmes automatiques qui détectent les pratiques interdites par les règles de Google contre le spam. Les deux sont publiées sur le Google Search Status Dashboard, qui fait seul foi.
Le bilan officiel de 2026 au 14 octobre :
| Mise à jour | Début | Durée officielle |
|---|---|---|
| Discover core update de février 2026 | 5 février | 21 jours, 17 heures |
| Spam update de mars 2026 | 24 mars | 19 heures, 30 minutes |
| Core update de mars 2026 | 27 mars | 12 jours, 4 heures |
| Core update de mai 2026 | 21 mai | 11 jours, 21 heures |
| Spam update de juin 2026 | 24 juin | 2 jours, 1 heure |
| Spam update d’août 2026 | 18 août | 2 jours, 16 heures |
| Spam update de septembre 2026 | 24 septembre | 13 jours, 16 heures |
Si un outil, une newsletter ou un prestataire vous parle d’une core update de septembre 2026, demandez-lui le lien vers le tableau de bord. Diagnostiquer une baisse à partir d’une mise à jour qui n’existe pas conduit presque toujours à corriger le mauvais problème.
La spam update de septembre 2026 (24 septembre – 8 octobre)
Ce que Google a annoncé
L’annonce tient en deux lignes sur le Search Status Dashboard : mise à jour lancée le 24 septembre à 9 h 15 heure du Pacifique (18 h 15 à Paris), valable pour tous les pays et toutes les langues, français compris, avec un déploiement annoncé jusqu’à deux semaines. La clôture a été publiée le 8 octobre. Sur LinkedIn, Google Search Central l’a qualifiée de spam update « normale », sans nouvelle règle ni pratique ciblée, comme l’a relevé le Blog du Modérateur le 24 septembre.
Deux éléments la distinguent pourtant des précédentes :
- Sa durée. Les trois spam updates précédentes de 2026 avaient bouclé en moins de trois jours. Celle-ci a duré près de deux semaines, soit le calendrier habituel d’une core update.
- Son rythme. C’est la quatrième spam update de l’année, contre une seule sur toute l’année 2025. Abondance a calculé l’écart entre les lancements : 92 jours entre mars et juin, 55 entre juin et août, 37 entre août et septembre.
Le paradoxe de septembre : la mise à jour la plus discrète dans sa communication est aussi la plus longue de l’année dans son déploiement.
L’objectif de Google
D’après la documentation officielle, Google lutte contre le spam en continu grâce à des systèmes automatisés, dont SpamBrain, son système de détection fondé sur l’IA. Le terme « spam update » est réservé aux améliorations notables de ces systèmes. Un site touché doit relire les règles anti-spam, et Google prévient qu’une amélioration, si elle vient, se mesure sur plusieurs mois.
Un détail mérite votre attention : les règles anti-spam de Google visent aussi les tentatives de manipulation des réponses génératives dans la recherche Google. Autrement dit, ce qui est interdit pour se classer dans les liens bleus l’est aussi pour s’imposer dans les AI Overviews et l’AI Mode.
Les impacts observés
Les outils de suivi ont enregistré une forte volatilité du vendredi 25 au dimanche 27 septembre, avec un pic le samedi, selon Search Engine Roundtable (28 septembre). Dans le même article, deux consultants reconnus partagent leurs premières observations :
- Glenn Gabe constate de fortes baisses sur plusieurs sites, dans des secteurs et des pays différents, avec de nombreux cas de contenus générés par IA et de pages programmatiques produites en masse.
- Lily Ray décrit des sites très « templatisés », qui déclinent une page par numéro de téléphone ou par indicatif régional.
Ce sont des observations de terrain sur des échantillons limités, pas une mesure d’ensemble. Pour un ordre de grandeur, la mise à jour d’août offre un repère : selon une étude de SE Ranking relayée par Leptidigital le 2 septembre, 16,71 % des URL du top 10 sont sorties du top 100 entre le 17 et le 22 août, contre 9,2 % sur une période de juillet sans mise à jour. Cette étude porte sur 100 000 mots-clés américains : elle ne se transpose ni à la France, ni à septembre.
Et en France ? À ce jour, aucune étude publique ne mesure l’effet de la spam update de septembre sur les résultats français. Ceux qui vous annoncent un pourcentage précis pour la France l’inventent ou extrapolent des données américaines.
Ce qui est confirmé, ce qui ne l’est pas
| Confirmé par Google | Observé par des tiers | Hypothèse, non confirmée |
|---|---|---|
| Dates, durée, portée mondiale et multilingue | Volatilité forte du 25 au 27 septembre | Le rôle de SAFE, un détecteur de spam IA décrit dans un article de recherche de Google (piste avancée par Search Engine Journal le 25 septembre) |
| Aucune nouvelle règle anti-spam annoncée | Pages programmatiques et contenus IA produits en masse parmi les plus touchés | Un lien avec la révision de la politique de réputation de site du 28 août |
| Récupération possible sur plusieurs mois après correction | Fluctuations dès le 22 septembre, avant l’annonce | L’annonce d’une core update dans la foulée |
Sur SAFE, une précision utile : selon Abondance (26 septembre), l’article de recherche décrit un système conçu pour repérer le spam généré par IA sur les chaînes YouTube. Le rapprochement avec la spam update de septembre est une hypothèse de journaliste, que Google n’a pas reprise.
Pour aller plus loin : Google coupe le paramètre &num=100 : un vrai impact pour le SEO → Pourquoi les courbes de volatilité de vos outils de suivi ne se lisent plus comme avant.
Réputation de site : la France sort du périmètre des actions manuelles (depuis le 30 août)
C’est le changement de la rentrée que je juge le plus sous-estimé par les équipes marketing françaises.
Ce que Google a annoncé
La politique de réputation de site, introduite en 2024, vise ce que le métier appelle le parasite SEO : publier du contenu de tiers sur un domaine fort pour profiter de ses signaux de classement. Le 28 août 2026, Google a publié sur son blog Search Central une mise à jour de cette politique, à la suite de discussions avec la Commission européenne dans le cadre du DMA, le règlement européen sur les marchés numériques. Depuis le 30 août :
- pour un internaute situé hors de l’Espace économique européen, une action manuelle pour abus de réputation de site continue de pénaliser la partie du site concernée ;
- pour un internaute situé dans l’EEE, donc en France, l’action manuelle n’a plus d’effet sur les résultats. Les pages concernées peuvent être classées séparément du domaine hôte, sur leurs propres mérites ;
- les actions manuelles passées sont levées pour les résultats européens, et le fait d’en avoir reçu une n’est pas utilisé comme signal de classement ;
- les propriétaires de sites restent notifiés dans la Search Console, et les sites européens disposent d’une procédure de réexamen et d’une médiation.
Tous ces points figurent désormais dans la documentation des règles anti-spam, mise à jour le 28 août. Côté Bruxelles, le porte-parole de la Commission Thomas Regnier a salué une décision qui protège, selon lui, les éditeurs de presse hébergeant des contenus de partenaires commerciaux (Business AM, d’après Reuters).
Google, lui, n’a pas caché son désaccord. Interrogé dans une vidéo publiée le 25 septembre, Nick Fox, vice-président senior chargé de la recherche, a déclaré que l’entreprise avait été « forced to pull back on spam protections » en Europe (Search Engine Roundtable, 29 septembre). Google maintient sa politique et la juge indispensable à la qualité des résultats.
Ma lecture : ce n’est pas un feu vert au parasite SEO
J’entends déjà la tentation : « plus de pénalité en France, on peut rouvrir la section codes promo hébergée chez un média ». Mauvaise idée, pour deux raisons documentées.
La première : dans l’EEE, Google peut classer la section concernée séparément du domaine principal. La documentation précise que les systèmes apprennent alors, avec le temps, à classer ces pages de façon indépendante. L’autorité empruntée, qui faisait tout l’intérêt de la manœuvre, disparaît progressivement. La sanction change de forme, l’avantage s’évapore quand même.
La seconde : la spam update, elle, s’applique partout. Une section de tiers produite en série, copiée à l’identique sur plusieurs sites, sans auteur ni responsable éditorial identifié, tombe sous d’autres règles, comme le contenu produit en masse ou l’affiliation pauvre, qui n’ont aucune exception européenne.
Un point que peu de gens ont relevé pour les sites francophones : la Belgique et le Luxembourg sont dans l’EEE, la Suisse ne l’est pas. Une même page peut donc être pénalisée pour un internaute genevois et intacte pour un internaute lyonnais. Si vous travaillez la Suisse romande ou le Québec, segmentez vos données Search Console par pays avant de conclure quoi que ce soit.
La nouvelle page de résultats européenne du 8 septembre
Ce changement ne touche pas le classement. Il touche l’affichage, et pour certains secteurs, c’est encore plus déterminant.
Le contexte et l’objectif
En juillet 2026, la Commission européenne a infligé à Google une amende de 460 millions d’euros pour avoir favorisé ses propres services (shopping, hôtels, transports, sport) dans ses résultats, en violation du DMA, avec 60 jours pour se mettre en conformité (The Media Leader, d’après Reuters). Le mardi 8 septembre, Google a déployé une nouvelle présentation de ses résultats dans l’EEE, et publié le même jour sa documentation technique sur les différences régionales de l’expérience de recherche.
Ce qui change concrètement
- Un « module agrégateurs » en haut de page pour les services de recherche spécialisés (agences de voyages en ligne, comparateurs de prix, métamoteurs, annuaires) : un service mis en avant, puis deux autres avec moins de détails (Blog du Modérateur, 8 septembre).
- Un « module fournisseurs » pour les acteurs directs (hôtels, compagnies, transporteurs, marchands), sur quatre types de recherches : hôtels, vols, trains et bus longue distance, produits (Search Engine Journal).
- Moins d’informations directement dans la page : plus de prix en temps réel dans les carrousels, plus de filtre par dates de voyage, et suppression du module de locations de vacances dans les résultats européens (Skift, 8 septembre).
Google a lui-même annoncé une dégradation de l’expérience : selon ses chiffres transmis à Reuters, ses précédentes adaptations au DMA avaient déjà réduit de 30 % le trafic de réservation direct et gratuit vers les entreprises européennes. Les restaurants, les services et les activités doivent suivre, sans date annoncée à ce stade.
Qui est concerné en France
Les hôteliers indépendants, les acteurs du tourisme, les transporteurs et les e-commerçants. Pour eux, une baisse de clics depuis le 8 septembre peut n’avoir rien à voir avec la qualité du site : c’est l’emplacement qui a changé. D’après la documentation de Google, un fournisseur n’a pas besoin d’envoyer de données au-delà de ce que Google peut explorer, mais un flux améliore la présentation. Vérifiez donc vos données structurées et, pour l’e-commerce, la qualité de votre flux Merchant Center.
Pour l’immense majorité des sites français (B2B, services, enseignement, médias, collectivités), ce changement est neutre. Google reste d’ailleurs la première porte d’entrée : la recherche organique pèse 56,4 % du trafic des sites français, contre 44,7 % au niveau mondial, selon SE Ranking.
Search Console : la recherche Web coupée en deux (24 septembre)
Le jour même du lancement de la spam update, Google a annoncé sur son blog Search Central un nouveau découpage du rapport de performances. Le type de recherche « Web » se divise désormais en deux :
- Web : texte, pour les requêtes saisies au clavier ;
- Web : multimodal, pour les recherches lancées à partir d’une image : Google Lens, Entourer pour chercher sur Android, l’envoi d’une image dans Google et la fonction « Rechercher l’image » de Chrome.
Deux limites à connaître. La dimension « Requêtes » n’est pas disponible en multimodal, puisque l’internaute a cherché avec une image (Search Engine Roundtable, 24 septembre). Et au lancement, l’API de la Search Console ne proposait pas ce nouveau type : les tableaux de bord alimentés par l’API, Looker Studio compris, ne le voient pas, selon les tests publiés par Suganthan Mohanadasan.
Conséquence pratique : pour comparer vos performances avant et après le 24 septembre, travaillez sur « Web : texte ». C’est la série la plus comparable à votre historique, et la moins exposée à l’effet du nouveau rapport. Ajoutez une annotation personnalisée au 24 septembre dans votre Search Console : dans six mois, vous serez content de l’avoir fait.
Ce que septembre change pour le GEO
Le GEO (Generative Engine Optimization) consiste à rendre vos contenus trouvables, compréhensibles et citables par les moteurs génératifs : AI Overviews, AI Mode, ChatGPT, Gemini, Copilot, Perplexity. Septembre en tire des conséquences directes.
Le spam se juge désormais aussi dans les réponses IA. Les règles de Google couvrent explicitement la manipulation des réponses génératives. Les tactiques qui consistent à produire des centaines de pages « optimisées pour être citées » relèvent des mêmes règles que le contenu produit en masse. Google y vise les pages créées en nombre pour manipuler le classement, quelle que soit la méthode de production : la question n’est jamais « IA ou pas IA », c’est « valeur ajoutée ou pas ».
Les AI Overviews puisent dans le même index. Depuis leur lancement en France le 22 juillet 2026, une page qui recule dans l’index recule aussi comme source potentielle des réponses. Je ne connais pas de mesure publique de l’effet de la spam update sur les citations dans les AI Overviews françaises. Mais la logique est simple : on ne cite pas une page qu’on a cessé de faire remonter.
Les LLM tiers deviennent un groupe témoin. Si votre visibilité baisse dans Google mais que vos citations tiennent dans Copilot ou ChatGPT, la cause est probablement propre à Google. Si tout baisse en même temps, regardez votre contenu. Les métriques GEO de Bing Webmaster Tools sont, à ce jour, l’outil gratuit le plus fiable pour poser ce contrôle.
Pour aller plus loin : Ce que les LLM pensent de votre marque, ce n’est pas vous qui l’écrivez →
Votre trafic a bougé en septembre : la méthode de diagnostic
Septembre 2026 n’offre aucune fenêtre « propre » pour comparer : entre le 18 août et le 8 octobre, il ne s’est pas écoulé une semaine sans événement. Voici la méthode que j’applique, dans cet ordre.
- Datez la rupture, en heure de Paris. Placez le premier jour de baisse sur la chronologie ci-dessus. Une rupture le 8 septembre sur des pages d’hôtels n’a pas la même cause qu’une rupture le 26 septembre sur des pages générées en série.
- Isolez la bonne série. Dans la Search Console : pays = France, type de recherche = Web : texte. Comparez plusieurs repères : avant le 18 août, du 22 août au 3 septembre, et à partir du 15 octobre. Google recommande d’attendre une semaine pleine après la fin d’une mise à jour avant de conclure.
- Segmentez par gabarit de page. Une spam update touche rarement « un site » : elle touche des lots. Pages par ville, fiches générées automatiquement, comparatifs affiliés, sections de partenaires. Si un seul gabarit plonge, vous tenez votre piste.
- Consultez le rapport Actions manuelles et les messages. Une spam update ne déclenche aucune notification individuelle, une action manuelle si. Les deux n’appellent pas la même réponse.
- Regardez vos concurrents. Si tout votre secteur bouge, la cause vous dépasse. Si vous êtes seul à bouger, examinez vos pages.
- Posez un témoin hors de Google. Bing, Copilot, ChatGPT : leurs variations sur la même période disent si le problème est propre à Google.
- Décidez par lot, après le 15 octobre. Enrichir, fusionner, exclure de l’index ou supprimer. Pas avant : pendant un déploiement, les positions bougent dans les deux sens.
| Symptôme | Cause la plus probable | Vérification |
|---|---|---|
| Baisse de clics sur des requêtes d’hôtels ou de produits depuis le 8 septembre, positions stables | Nouvelle page de résultats européenne | Comparer la page de résultats actuelle avec vos captures d’août |
| Chute brutale entre le 25 et le 27 septembre sur un seul gabarit de pages | Spam update de septembre | Audit de valeur ajoutée du lot, page par page |
| Hausse d’impressions sans hausse de clics depuis le 24 septembre | Nouveau type « Web : multimodal » | Filtrer sur « Web : texte » et refaire la comparaison |
| Section de contenus partenaires qui remonte en France mais pas en Suisse | Nouvelle application de la réputation de site dans l’EEE | Segmenter la Search Console par pays, vérifier les actions manuelles |
| Mouvements entre le 4 et le 23 septembre, sans annonce | Fluctuations non confirmées | Ne rien modifier, documenter, attendre |
Deux réflexes à proscrire. Réécrire ou supprimer des pages en masse pendant le déploiement. Et relancer une production massive de pages par IA pour « compenser » : c’est précisément le comportement que décrivent les règles sur le contenu produit en masse.
Si vous ne savez pas par où commencer, c’est l’objet de l’audit de récupération que nous menons chez Vu du Web pour les sites qui ont perdu du trafic après une mise à jour Google.
Ce qui pourrait arriver cet automne
Cette partie relève de l’hypothèse, et je la présente comme telle.
Plusieurs consultants, dont Lily Ray, Glenn Gabe et Marie Haynes, anticipent une mise à jour majeure, relève Abondance le 6 octobre. Le calendrier de Google offre deux précédents : en octobre 2023, une core update a démarré le lendemain d’une spam update ; en mars 2026, trois jours seulement les séparaient. Mais une spam update n’a jamais annoncé une core update : rien ne permet de dater la prochaine.
Ce que je retiens, en revanche, est un fait : Google a renforcé son dispositif anti-spam quatre fois en sept mois, avec des déploiements de plus en plus longs. La direction est claire. Les sites qui misent sur le volume plutôt que sur la valeur jouent contre un adversaire qui s’entraîne de plus en plus souvent.
Pour aller plus loin : Aperçus IA : ce n’est pas votre trafic qui s’effondre, c’est votre rendement (étude sur 61 sites français) →
Questions fréquentes sur les mises à jour Google de septembre 2026
Y a-t-il eu une core update Google en septembre 2026 ?
Non. Le Google Search Status Dashboard ne mentionne aucune core update en septembre 2026. La dernière s’est déroulée du 21 mai au 2 juin 2026. Les dates « 12 au 26 septembre » qui circulent correspondent à la core update de septembre 2022.
Quand la spam update de septembre 2026 a-t-elle commencé et pris fin ?
Elle a démarré le 24 septembre 2026 à 18 h 15, heure de Paris, et s’est terminée le 8 octobre 2026, soit 13 jours et 16 heures de déploiement. Elle s’applique à toutes les langues, résultats en français compris.
La spam update de septembre 2026 cible-t-elle les contenus générés par IA ?
Google n’a annoncé aucune cible. Ses règles visent les pages produites en masse sans valeur ajoutée, quelle que soit la méthode de production. Les premières observations publiées montrent des sites à pages programmatiques et à contenus IA en série parmi les plus touchés, sans mesure d’ensemble.
Le parasite SEO est-il autorisé en France depuis le 30 août 2026 ?
Non. Les actions manuelles pour abus de réputation de site ne s’appliquent plus aux internautes de l’Espace économique européen, mais la politique existe toujours. Dans l’EEE, Google peut classer la section concernée séparément du domaine hôte, ce qui lui retire l’autorité empruntée. Les autres règles anti-spam s’appliquent sans exception.
Pourquoi mes impressions Search Console ont-elles changé fin septembre ?
Depuis le 24 septembre 2026, la Search Console sépare la recherche Web en « texte » et « multimodal » : Google Lens, Entourer pour chercher, recherche par image. Pour une comparaison fiable avec votre historique, filtrez sur « Web : texte ».
Faut-il modifier son site après une spam update ?
Seulement si vous identifiez des pages contraires aux règles anti-spam de Google. Attendez la fin du déploiement, analysez par lot de pages, puis enrichissez, fusionnez ou retirez de l’index ce qui n’apporte pas de valeur. Google indique qu’une amélioration se constate sur plusieurs mois.
Septembre 2026 n’a pas été le mois d’une grande mise à jour. Il a été le mois où Google a montré deux visages : un moteur qui resserre son contrôle de la qualité partout dans le monde, et un moteur qui, en Europe, ne joue plus tout à fait selon les mêmes règles que chez lui.
La vraie question n’est pas « quelle mise à jour m’a touché ? ». C’est : « savez-vous lire vos données assez finement pour le savoir ? »
Sources
- Google Search Status Dashboard, historique des mises à jour de classement, consulté le 14 octobre 2026
- Google, September 2026 spam update, 24 septembre – 8 octobre 2026
- Google Search Central, documentation sur les spam updates
- Google Search Central, règles anti-spam pour la recherche Web, mise à jour du 28 août 2026
- Google Search Central Blog, Update to the Site Reputation Policy, 28 août 2026
- Google Search Central Blog, web multimodal Search performance reporting in Search Console, 24 septembre 2026
- Google Search Central, Regional differences in Search experience, 8 septembre 2026
- Blog du Modérateur, September 2026 spam update, 24 septembre 2026
- Blog du Modérateur, DMA : Google va réduire la visibilité de certains de ses services, 8 septembre 2026
- Abondance, Une prochaine mise à jour massive chez Google ? Les signes annonciateurs, 6 octobre 2026
- Search Engine Roundtable, Google September 2026 Spam Update Has Big Weekend Impact, 28 septembre 2026
- Search Engine Roundtable, Nick Fox et le DMA, 29 septembre 2026
- Search Engine Roundtable, Multimodal Search Type Filter In Search Console, 24 septembre 2026
- Search Engine Journal, Google Rolls Out Redesigned Search Results Across The EEA, septembre 2026
- Skift, Google Strips Out EU Travel Search Features to Avoid More Fines, 8 septembre 2026
- The Media Leader, Google modifie son moteur de recherche en Europe pour se conformer au DMA (d’après Reuters), septembre 2026
- Business AM, Google modifie les règles de l’UE en matière de spam (d’après Reuters), août 2026
- Leptidigital, Spam update d’août 2026 : 16,71 % des URL du top 10 sont tombées hors du top 100 (étude SE Ranking), 2 septembre 2026
- Suganthan Mohanadasan, Search Console now reports multimodal search, septembre 2026
- SE Ranking, Le trafic de l’IA en France en 2026, juin 2026
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