Le 10 septembre 2025, Google a définitivement désactivé le paramètre &num=100, qui permettait jusqu’alors d’afficher 100 résultats par page dans la SERP. Derrière ce changement technique se cache une révolution structurelle pour les professionnels du référencement, qui touche aussi bien les outils, les méthodologies et la lecture des résultats SEO. Alors ce n’est pas juste une annonce technique et ben et bien la fin d’une ère.
Le changement technique : la fin du scraping industriel
Depuis fin 2024, le paramètre &num=100 était déjà instable, avec un comportement erratique selon les types d’accès (connecté, non-connecté, mobile, desktop). Désormais, son usage est mondialement désactivé : les requêtes comportant &num=100 n’affichent plus qu’une dizaine de résultats, que ce soit en France ou ailleurs.
Conséquence immédiate : Les outils de suivi de position doivent multiplier les appels (x10 ou plus) pour obtenir le même volume de données, ce qui alourdit les infrastructures techniques et augmente les coûts de collecte. Sur le plan technique, la pagination classique et le scroll infini obligent désormais à naviguer page par page, avec des blocages de proxy dès la troisième page et une nécessité d’activer le JavaScript.
Impact côté Search Console et interprétation des données
Dès la mi-septembre, de nombreux professionnels US et FR remontent une baisse brutale des impressions desktop dans Google Search Console, parfois jusqu’à –40%. Ce phénomène ne s’accompagne ni d’une chute de clics ni de perte réelle de visibilité : il s’agit d’une modification du mode de comptabilisation des impressions, avec disparition des “apparitions profondes” (au-delà de la 10e page).
Les experts recommandent donc d’expliquer à tous les décideurs et clients qu’il ne s’agit pas d’une alerte business, mais d’un changement technique et structurel des règles du jeu. Il est vraiment important d’informer vos clients en fournissant les informations utiles.
Pourquoi Google a supprimé &num=100 ? Les motivations dévoilées
- Limiter le scraping massif et protéger ses serveurs contre les scripts automatiques.
- Nettoyer la donnée GSC en supprimant les impressions “artificielles” liées au TOP 100, pour rendre les rapports plus représentatifs de la visibilité réelle.
- Uniformiser l’expérience utilisateur sur desktop et mobile, et favoriser le scroll ou la pagination courte.
- Ce n’est pas vraiment dit mais induit : Chatgpt, Perplexity and co, utilisent les données de Google et scrappent à l’infini les données de Google pour afficher des résultats. Google signe la fin de la récré et donne un avantage décisif à Gemini.
Côté US, les éditeurs d’outils SEO constatent que Google cherche à compliquer le scraping industriel au profit d’une data “qualitative”, plus proche de l’utilisateur réel et moins de la robotisation du marché.
Les impacts concrets pour les pros du SEO
| Secteur | Effet observé / Chiffré |
|---|---|
| Search Console | –40% d’impressions desktop, positions moyennes en hausse |
| Outils SEO | Volume de requêtes x10; hausse de coûts potentiel à venir autour de x5 à x7 |
| Audit concurrentiel | Accès aux positions >10 plus complexe ou partiel |
| KPI marketing | Risque de mauvaise interprétation des baisses |
| Outils US Premium | Adaptation en urgence du tracking, extraction limitée Top 10/20 |
Comment réagir dans sa stratégie ?
- Concentration accrue sur le Top 10 : la mesure des positions profondes étant moins fiable, il faut focaliser les efforts sur les pages principales.
- Relecture des historiques SEO : toute baisse d’impressions en septembre 2025 est à interpréter comme une évolution des outils, pas comme une perte réelle.
- Dépendance accrue aux outils premium : solutions US et FR qui utilisent des proxys, des IA ou des scripts avancés prennent un avantage concurrentiel.
- Prioriser le suivi business réel : centrer les dashboards sur les clics, leads et conversions plutôt que sur des positions ou impressions profondes.
- Informer les équipes et clients : la clé est l’éducation et la communication pour éviter tout alarmisme injustifié.
- Surveiller les évolutions Google : la suppression semble définitive, mais les acteurs du SEO doivent rester attentifs aux prochaines annonces et adaptations de Mountain View.
Perspective internationale et consensus des experts
La suppression de &num=100 est un phénomène mondial : US comme FR, tous convergent vers la nécessité de s’adapter, d’investir dans des outils robustes et de privilégier la performance business.
Les plus grands éditeurs américains (Search Engine Land, SERoundtable, forums Reddit), comme français (Abondance, Semjuice, Monitorank), insistent : l’époque du suivi industriel du TOP 100 est révolue. La nouvelle ère du SEO se concentre sur la donnée utile, le suivi qualitatif, la réinterprétation des tendances et la valorisation des actions.
Conclusion
La disparition du paramètre &num=100 par Google marque un tournant pour l’écosystème SEO : fiabilité des données, surcoûts techniques, évolution des indicateurs et recentrage sur le business réel. Loin d’être un simple ajustement d’outil, c’est désormais l’ensemble de la stratégie de tracking et d’interprétation qui doit évoluer vers l’efficacité, la pertinence et la valeur mesurable. C’est aussi un rappel que le SEO, en 2025, doit se piloter par la performance réelle (trafic, leads, conversions), et non par des impressions ou des positions superficielles. En même temps au delà des 20 premiers résultats, il y a peu d’intérêt à suivre ses positions. Avec l’arrivée du Google AI overview en France, le jeu est ailleurs.
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